Mar 5, 2018 in Formation professionnelle by
Réforme formation professionnelle 2018 : Quelles sont les mesures attendues ?

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a récemment dévoilé les différentes mesures qui constitueront la réforme de la formation professionnelle. Découvrons les ensemble !

La nouvelle réforme de la formation professionnelle

En ce début d’année 2018, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a dévoilé les différentes mesures de sa réforme de la formation professionnelle. Selon elle, il ne s’agit pas d’une simple réforme mais plutôt d’une véritable transformation pour la formation professionnelle.

Cette réforme vise en priorité les jeunes, les personnes en situation précaire ainsi que les peu voire pas diplômés. Avec pour objectif de :
» Répondre aux inégalités actuelles en termes de formation.
» Adapter la démarche de formation aux citoyens.
» Etre à la hauteur de la transformation des métiers et des mutations technologiques.

Pour cela, le gouvernement souhaite mettre en place plusieurs mesures. Découvrons les ensemble !

Les mesures prises par le gouvernement

Plusieurs mesures ont été annoncées par la ministre du travail en ce qui concerne la réforme de la formation professionnelle :

La refonte du CPF
Première mesure de la réforme de la formation professionnelle : le compte personnel de formation (CPF). Le CPF, réformé en 2015, est un compte ouvert à tous, dès l’âge de 15 ans pour les apprentis. Celui-ci est destiné aux salariés, aux indépendants mais également aux demandeurs d’emplois. Plusieurs ajustements ont été décidés par le gouvernement :

» Le CPF sera désormais crédité de 500€ par an pour chaque salarié et ne sera plus comptabiliser en temps. Pour les salariés non-qualifiés, le plafond annuel du CPF s’élèvera à 800€.

» Le gouvernement souhaite également mettre en place un CPF de transition professionnelle qui donnera plus de droits en termes de formations longues.

» L’accessibilité du CPF est enfin un point essentiel de cette réforme. Dans les prochains mois, une application mobile devrait être mise en place. Elle permettra une évaluation en toute transparence. Les salariés pourront accéder à leurs droits acquis, consulter les formations disponibles dans leur région ou encore s’inscrire à une formation.

La formation des demandeurs d’emploi
La 2nd piste d’amélioration citée par le gouvernement est le développement de la formation des demandeurs d’emploi. L’objectif est de former un million de demandeurs peu-qualifiés et un million de jeunes éloignés de l’emploi. Des modules de remise à niveau sur les compétences de base et les savoirs numériques leur seront notamment proposés.

15 milliards d’euros seront également dédiés à un Plan d’investissement dans les compétences pour les demandes d’emploi et les jeunes, afin de les accompagner dans l’évolution des métiers et aux grandes transformations (numériques et écologiques).

La responsabilité des entreprises
Autre point d’amélioration : les entreprises et la formation. La réforme de la formation professionnelle aura pour objectif de responsabiliser d’avantage les entreprises face à la formation de leurs salariés. Elles devront notamment mieux garantir leur employabilité en cas de perte d’emploi et moderniser la formation en se tournant par exemple vers le digital. Le gouvernement souhaite notamment encouragée les formations innovantes tels que les MOOCS, le digital learning ou encore les formations en situation de travail (FEST).

Les TPE/PME bénéficieront quant à elles de la solidarité des grandes entreprises afin de faciliter l’accès à la formation pour leurs salariés.

Le renforcement de l’apprentissage
4ème mesure évoquée par la ministre du travail, l’apprentissage qui est selon elle une voie de réussite avec plus de 70% d’emplois stables à l’issue. Aujourd’hui, seulement 7% des jeunes français sont apprentis (contre 15% en Allemagne par exemple). Fin 2015, le nombre d’apprentis était seulement d’un peu plus de 400 000, un chiffre qui peine à progresser malgré l’investissement des gouvernements précédents. La ministre envisage également d’améliorer la souplesse du contrat d’apprentissage et de travailler sur les différences de rémunération.

Plus de droits pour les temps partiel
Désormais, l’ensemble des salariés travaillant à mi-temps ou plus, bénéficieront des mêmes droits que les salariés qui sont à temps plein.

Nouveau conseil en évolution professionnelle (CEP)
Un nouveau conseil en évolution professionnelle (CEP) va également être créé. Le but est ici d’accompagner les salariés dans leurs projets d’évolution professionnelle, afin de réduire les inégalités liées à l’accès à la formation.

Modification de la cotisation
Les entreprises paieront seulement une cotisation de formation professionnelle, contre deux à l’heure actuelle. Cette cotisation sera automatiquement collectée par les Urssaf. L’objectif sera de simplifier les démarches administratives des entreprises.

Simplification du plan de formation
Enfin dernière mesure de cette réforme de la formation professionnelle : la simplification de la construction du plan de formation. Les entreprises n’auront plus l’obligation de construire leur plan de formation en faisant la distinction entre les actions d’adaptation au poste de travail ou liées à l’évolution ou au maintien dans l’emploi dans l’entreprise, les actions de développement des compétences et les périodes de professionnalisation.

Cette nouvelle réforme de la formation professionnelle devrait prendre forme dès cette année et les différentes mesures se mettront progressivement en place dans les années à venir.

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